J’étais à Pointe-Noire, en République du Congo (ex-français), en été 1992, quand dans mon cœur s’est inscrite la conviction que je devrai un jour me rendre en Angola, pays en pleine guerre civile !

Le 8 juin 2000, j’ai posé le pied pour la première fois sur sol angolais, à Luanda. Le pays est alors toujours en guerre et je puis dire que mon arrivée est vue comme tout à fait miraculeuse : aucun prédicateur Blanc n’a pu entrer en Angola depuis des années !

Sans raconter tous les détails de ce voyage – contacts, procédure d’obtention de visa, etc. – je ne savais pas encore très bien, en fait, ce que j’allais y faire ! Ce dont j’étais convaincu était qu’il ne s’agirait pas seulement de travailler « en église », mais qu’il faudrait également, peut-être même surtout, créer une œuvre humanitaire : il y a une quantité innombrable d’enfants qui cherchent de la nourriture sur les montagnes de poubelles au milieu des poules qui en font autant…

C’est lors d’une réunion de prière que nous avons « su » ce que nous allions devoir entreprendre : une « œuvre de foi et de miséricorde ».

C’est ainsi qu’est née notre première ONG, transformée par la suite. C’est maintenant la ACACA dont il est question sur notre page « Association/Objectifs ».

Aujourd’hui, des projets bien dessinés – des plans d’architecte existent – n’attendent qu’un financement adéquat pour être mis en œuvre, non seulement à Luanda mais également, comme vous pouvez le voir sur cette page de nos actions en Angola, à Mbanza Congo.

Je dois dire encore que le travail est toujours enthousiasmant d’un côté, mais que l’histoire de cette œuvre est aussi parsemée d’événements très douloureux, notamment la mort, dans des circonstances plus que mystérieuses, de plusieurs personnes avec lesquelles j’ai fait bien des kilomètres. Nous avons vraiment et littéralement transpiré ensemble. Alors, quand de tels gens disparaissent… Mais l’œuvre a toujours continué, elle le devait…

Un voyage très vite organisé, donc plein d’imprévu! Et passionnant.

Un voyage qu’il fallait faire, avec deux objectifs: participer à la 55ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, avec mes amis Maurice Katala et Martin Maluza; j’y étais inscrit comme délégué de l’Union Africaine et membre de l’ONG “AIPD-GL” (Action Internationale pour la Paix et le Développement dans la région des Grands Lacs).

C’était une formidable opportunité de découvertes et de rencontres très intéressantes; et puis, bien sûr, je devais visiter nos sites ACACA et CAASDA, respectivement la maison d’accueil pour enfants abandonnés et le centre médical, y compris une virée à Mbanza Congo, au Nord du pays, tout ceci sans oublier ma participation aux cultes du dimanche. Je dois préciser ici que Le Centre médical CAASDA a été fermé depuis. Toutefois, nous travaillons actuellement au projet d’un nouveau centre; nous avons toute une équipe médicale prête à s’investir avec nous dans ce prochain nouveau site!

Deux semaines intenses, donc, dont vous trouverez un bref compte-rendu sur le lien suivant.